Contexte

La faible prise de conscience sociale concernant l’exposition au risque d’incendie, combinée à la faible capacité individuelle pour prévenir et faire face aux urgences, augmentent à la fois la vulnérabilité sociale et le coût des actions de protection civile. Dans la région méditerranéenne, ces facteurs sont intensifiés par l’accroissement du risque du feu en forêt affectant les zones périurbaines (interface habitat-forêt) comme conséquence du changement d’affectation des sols (augmentant le contact forêt-habitat) et du réchauffement climatique (causant des situations du feu extrême dans des endroits inhabituels).

Ces deux éléments entraînent une intensification du comportement du feu et de sa capacité de propagation dans l’interface, tout en compromettant la sécurité des citoyens, les actuations des sapeurs-pompiers et les infrastructures. La population est largement inconsciente du risque et des procédures d’actuation et des conduites à adopter face au feu, et à son tour, la nécessité de protéger la société civile et ses biens, peut souvent compromettre les ressources disponibles pour l’extinction du feu.

De plus, les politiques de communication et de sensibilisation ont généralement une portée limitée et se concentrent sur la communication générale, et dans le meilleur des cas, cherchent à améliorer l’organisation des populations affectées en cas d’urgence, mais elles ne favorisent pas une culture holistique du risque qui permet de placer la responsabilité individuelle au cœur de la prévention et de la préparation. Par conséquent, il est nécessaire d’augmenter le niveau de conscience individuelle du risque d’exposition et la capacité d’autoprotection, afin de réduire les coûts sociaux des feux de forêts, de contribuer à la mise en œuvre de politiques plus efficaces et rentables et à la construction de sociétés plus résilientes.

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